En République Démocratique du Congo, plusieurs artistes prennent une direction artistique bien plus ouverte afin de conquérir d’autres couches de la population.
Ce fléau a amené de nombreux artistes à chanter dans des langues internationales telles que le français ou l’anglais, créant ainsi une vive confusion dans l’univers musical congolais, sur l’identité de la rumba. Certains mélomanes trouvent ainsi l’occasion de se moquer à ceux qui n’arrivent pas à bien manier ces langues.
En professionnel de la musique, Lokua Kanza révèle que la langue ne rend pas une musique internationale mais plutôt la manière de la présenter à d’autres publics.
« Le problème n’est pas la langue. Elle n’est qu’un moyen de communication qui permet aux personnes de mieux écouter ta musique », dit-il. Pour lui, « On peut faire la musique en chantant à nos langues, c’est sa qualité qui fera en sorte qu’une personne hors de ta nationalité, appréhende ton œuvre ».
Il a donné un exemple en se référant au côté du Senégalais Youssou N’dour qui chante presque exclusivement dans sa langue locale. Il fait savoir que c’est l’ensemble de cet emballage qui vend valablement le produit.
