Figure emblématique de la musique urbaine africaine, Awilo Longomba est considéré à ce jour comme une légende de ce mouvement en Afrique et l’un des précurseurs dans l’industrie congolaise.
Invité sur le plateau de l’émission Bosolo Na Politik de mardi dernier, il a expliqué comment il est passé du batteur au musicien mondialement reconnu.
« Quand j’ai remarqué certaines choses dans les orchestres, j’avais décidé de ne plus intégrer un groupe. J’avais déjà d’autres ambitions et j’étais très ouverts à l’époque car on me sollicitait par quelques groupes de Soukous », fait-il savoir.
Et de poursuivre : « Mes proches m’ont encouragé à chanter, je leur ai dit que dans mon pays, les gens pensent qu’être un chanteur, tu dois avoir une certaine voix ». Il a ensuite dévoilé ce qui était sa stratégie. « J’avais opté d’évoluer comme un batteur qui ferait appel à d’autres musiciens. Mais curieusement dans mon premier album, c’est les chansons où il y avait ma voix qui ont connu du succès ». C’est ce qui lui a encouragé à passer à la batterie au micro.
Il a également révélé qu’il envisageait d’autres horizons pour l’épanouissement de sa musique. Car pour lui, la musique congolaise ne s’arrêtait qu’en France. « Je voulais faire un style qui n’a pas rien à avoir avec le Congo. J’envisageais déjà l’Afrique de l’ouest à l’époque car lors de mes voyages, j’ai vu comment ça marchait ».
