La musique congolaise à connu depuis bien plus longtemps les relations extra professionnelles entre leaders et chanteuses ou danseuses. Depuis les années 80 jusqu’à nos jours, ce phénomène depuis héréditaire et se transmet à toutes générations
Décriée par plusieurs, cette pratique continue à faire ses preuves dans les formations musicales en RDC. Certains se réfèrent ainsi à Rochereau Tabu Ley et Cleopatra Mbilia Bel. Une relation qui aurait donné de l’aura à cette pratique, qui selon les avis équipés, n’est jamais allé si loin.
Questionné à ce sujet, Le Karmapa pense qu’il s’agit d’une discipline personnelle. Il donne ainsi l’exemple de son approche avec sa chanteuse Tatiana Kruz, qui a évolué au sein de son orchestre pendant quelques années.
« C’est une discipline d’éthique. Tout le monde ne peut pas faire la même chose. J’ai hébergé Tatiana Kruz chez moi pendant 100 jours, nous deux, et il ne s’est rien passé. Chacun était dans sa chambre et on se retrouvait que dans les heures de répétitions », a-t-il dit lors d’une interview accordée au chroniqueur Naty Lokole.
D’après certains observateurs, les propriétaires du groupe n’ont jamais pris ces rapports au sérieux. D’après eux, les filles deviennent plutôt « des éléments de plaisir ». En situation de faiblesse, elles ne peuvent rien faire devant leur patron. Ceci explique le fait que cette pratique n’a jamais obtenu le soutien des consommateurs.
