Marcello Tunasi, pasteur influent et figure emblématique de l’Église du Réveil au Congo, a récemment fait une proposition salvatrice. Lors d’une prédication, il a appelé les églises du pays à s’unir pour créer une banque des chrétiens congolais. Selon lui, cette initiative pourrait non seulement renforcer l’autonomie financière des croyants, mais également contribuer au développement économique du pays.
« Il y a plus de 10.000 églises, des mega church…pourquoi ne pas se mettre ensemble pour créer une banque des chrétiens congolais ? », a déclaré Marcello Tunasi devant l’assemblée. Il a poursuivi en soulignant que si chaque église apportait sa contribution, il serait possible de réunir les 50 millions de dollars nécessaires pour établir une banque. « Nous construisons des temples à 10 millions de dollars. Avec une telle capacité financière, une banque chrétienne est tout à fait envisageable. »
Un projet d’envergure
La proposition du pasteur Marcello Tunasi intervient dans un contexte où l’autonomisation financière des Congolais, notamment des chrétiens, est un sujet récurrent. Il met en avant le potentiel économique considérable de la communauté chrétienne, qui pourrait être mieux exploité au profit de ses membres. Selon lui, une banque des chrétiens congolais permettrait non seulement de centraliser les fonds, mais aussi de financer des projets économiques et sociaux au bénéfice des croyants et au-delà.
« Imaginez une banque qui soutient les projets des jeunes entrepreneurs chrétiens, qui finance l’éducation, la santé, et même les initiatives de construction de logements. Cela changerait complètement la donne dans notre pays », a-t-il affirmé.
Les avantages potentiels
La création d’une telle banque pourrait avoir plusieurs avantages. D’abord, elle permettrait de canaliser les ressources financières des églises et des fidèles dans des projets concrets, tout en réduisant la dépendance des chrétiens congolais aux institutions financières classiques, souvent perçues comme peu accessibles ou inadaptées aux besoins spécifiques des communautés religieuses.
Ensuite, une banque chrétienne pourrait offrir des produits financiers conformes aux valeurs et à l’éthique chrétiennes, comme des prêts sans intérêts ou des investissements dans des secteurs alignés avec les principes bibliques.
Les défis à relever
Cependant, ce projet soulève également des interrogations. La première concerne la gouvernance d’une telle institution : comment garantir la transparence et l’intégrité dans la gestion des fonds collectés ? Les tensions potentielles entre les différentes églises, qui peuvent avoir des visions et des priorités divergentes, représentent un autre défi de taille.
Enfin, le cadre réglementaire congolais pour la création d’une institution financière de cette envergure nécessiterait une étude approfondie, ainsi qu’une collaboration étroite avec les autorités monétaires du pays.
Reste à savoir si les églises sauront saisir cette opportunité pour unir leurs forces et transformer cette vision en réalité tangible. Le débat est lancé, et les prochains mois s’annoncent cruciaux pour la concrétisation ou non de ce projet ambitieux.
