Le dimanche 23 juin 2024, la chaîne Canal+Afrique a diffusé un documentaire retraçant la carrière exceptionnelle du chanteur congolais Fally Ipupa. Intitulé « Fally Ipupa, une success story moderne », ce programme de plusieurs dizaines de minutes revient sur les jalons majeurs de ce parcours artistique hors du commun.
De ses débuts dans le groupe Talent Latent dans les années 90 jusqu’à ses récents triomphes scéniques en passant par son intégration au sein du légendaire Quartier Latin de Koffi Olomide, le documentaire offre un panorama complet de la réussite de Fally Ipupa. Ses prestations mémorables dans des salles mythiques comme l’U-Arena, l’Arkea Arena ou l’ING Arena y sont notamment soulignées.
Mais au-delà des succès et des récompenses, c’est aussi l’homme Fally Ipupa qui se dévoile à travers ce portrait. De nombreux témoignages, de ses pairs comme Youssou Ndour, Gradur ou Dadju, viennent éclairer les facettes multiples de cet artiste hors norme, à la fois showman accompli et personnalité humble et attachante.
Car au-delà des chiffres et des trophées, c’est bien la success story d’un artiste africain qui a su s’imposer sur la scène musicale internationale que ce documentaire de Canal+Afrique met en lumière, une réussite à la fois artistique et humaine.
Quelques témoignages récoltés
Youssou N’Dour : « C’est un bon chanteur. Il n’oublie pas ses racines. Chaque fois il y a une guitare qui rappelle le Congo, la rumba et l’Afrique. Chaque fois nous entendons ce rythme qui vient du pays. Tout ça c’est des éléments qui font qu’il soit un artiste qui représente très bien la musique européenne africaine ».
Alban, l’ingénieur de son de l’artiste rd-congolais : « Il n’est pas juste un artiste rumba. C’est là d’où il vient mais l’a amené ailleurs. Il mélange toutes sortes d’influences et il en fait sa sauce. Et dès qu’il chante, on reconnaît Fally. On reconnaît que celui au-delà de son timbre vocal. Il a une manière de chanter, des notes qu’il atteint, des gains qu’il joue. C’est comme un instrument. Il fait des notes improbables. Il raconte une histoire avec des notes. Il n’a pas besoin des paroles […] Il veut toujours la perfection. Il est très performant. Il chante très bien “direct”. Il va faire trois fois maximum les prises. Mais souvent dès la première prise, c’est bon quoi ».
Tayc : « Fally Ipupa est un mélodiste d’hors pairs. C’est un artiste qui a su s’adapter. Il y a des artistes de son âge qui n’ont pas réussi à s’adapter avec les nouvelles influences. Avec les nouvelles inspirations. Il a réussi à surfer sur ça sans perdre ses fans du début. Il a trouvé le juste milieu de la musique d’aujourd’hui et sa musique natale ».
Gradur : « C’est un modèle de réussite. C’est un modèle dans plusieurs choses. C’est une big star. C’est une fierté en tant que congolais de voir un artiste congolais qui arrive à remplir l’U-Arena de 40.000 personnes. Je ne sais pas comment expliquer ça. Nous on est comme ça. Nous sommes très chaud. Quand tu vois quelqu’un du même pays que toi faire des grandes choses. C’est toi qui l’a fait ».
Keblack : « C’est notre représentant à l’international. C’est la star du Congo ».
Ben-J : « Fally est le porte-drapeau de la Rumba à l’international. Il n’est pas seul mais je dois dire que c’est celui qui, aujourd’hui traverse un peu plus les frontières du continent africain et du monde ».
Dadju : « Il a un talent fou, il a un talent monstre. J’ai dit une fois que c’est difficile de perdurer. Il y a beaucoup de gens qui percent. Mais sur deux jusqu’à 20 ans de carrière c’est plus une question de talent. Ça relève d’autres choses. C’est du génie ».
Mokobe : « C’est un artiste complet dans tout le sens du terme : sa voix est magnifique, quand il danse c’est magnifique, son charisme est magnifique, l’aura est magnifique. Tout est magnifique. C’est du 20/20. Niveau artistique, c’est très dur de trouver un défaut chez Fally ».
