Un document attribué au ministère de la Culture et des Arts agite depuis ce matin les réseaux sociaux. Il y serait mentionné que la ministre Yolande Elebe aurait sollicité près d’un million de dollars auprès du Trésor public pour appuyer le concert de Fally Ipupa prévu le 2 mai 2026 au Stade de France. Une somme jugée colossale, qui divise profondément l’opinion entre fierté nationale et indignation citoyenne.
Présenté comme un événement historique, ce concert marquerait l’apogée du parcours de l’artiste congolais, après ses passages triomphaux à Bercy et à Paris La Défense Arena. Pour ses partisans, soutenir l’Aigle revient à promouvoir la culture congolaise sur la scène internationale. « Fally est un ambassadeur de notre art. Cet appui serait un investissement symbolique dans le rayonnement du pays », plaide le journaliste Raphaël Mansangu sur Facebook.
Mais pour d’autres, la démarche s’apparente à un favoritisme injustifié. « Un million pour un concert privé, quand les artistes locaux manquent de tout, c’est indécent », fustige une militante culturelle sur X (ex-Twitter).
Le document controversé évoquerait notamment la prise en charge de billets VIP pour des officiels, la location d’un espace réservé au Stade de France et la mise à disposition de bus pour la diaspora congolaise. Des détails qui alimentent les critiques autour d’un possible gaspillage des deniers publics.
Aucune confirmation officielle n’a encore été donnée. Le ministère garde le silence, tandis qu’une source interne évoque une « initiative de valorisation du soft power congolais », précisant que la demande « n’a pas encore été validée ».
Au-delà de la controverse, cette affaire relance un débat de fond : quelle place l’État doit-il accorder au financement culturel dans un contexte socio-économique fragile ? Entre ambition internationale et exigence de transparence, la polémique autour du concert de Fally Ipupa au Stade de France illustre la tension permanente entre fierté nationale et responsabilité publique.
Le rendez-vous est pris pour le 2 mai 2026, un jour où le Stade de France dira peut-être si la RDC chante à l’unisson… ou en désaccord.
