Artiste musicien aux multiples facettes, Fally Ipupa corse un peu plus son nom dans la légende de la musique africaine.
Depuis 2006, début de sa carrière solo, il ne cesse de proposer aux mélomanes une nouvelle façon de sa musique, avec une philosophie qui n’a pas plu à tout le monde. En effet, le natif de Bandalungwa a commencé avec le métissage de sa musique de base (la rumba) avec l’urbaine internationale. Un style musical qu’il nommera « Tokooos Music« . La nomination qui portera également l’intitulé de son premier projet à caractère ouvert, certifié à ce jour disque d’or par le SNEP, pour avoir été vendu à plus de 50.000 exemplaires en France.
À la question de savoir de son basculement à ce genre musical, Fally révèle avoir voulu démontrer au monde qu’il se limitait pas à faire que la rumba. « Tokooos Music que je fais aujourd’hui, je voulais montrer aux gens que je ne suis pas un artiste limité. Je voulais montrer que j’ai une vision et je pouvais prendre de risque. Actuellement, tout le monde fait des chansons urbaines sans problème. C’était une chose que je voulais. J’ai la rumba en sang mais je ne peux pas m’éterniser là-dessus ».
Grâce à cette réussite, Fally a su gagner en terme de notoriété en Afrique et au monde entier. Par ailleurs, il s’inquiète du fait que dans son pays, on ne lui donne pas le mérite dont lui revient. « Sous d’autres cieux on me traite d’une légende mais ici les gens ne sont pas encore habitués. Peut-être ça viendra si je meurs ».
